Printemps 68 : SLC disparaît, Rosko et Maurice Biraud s’effacent

Radios en 1968

Quelques semaines avant les événements de mai 68, les grandes radios modifient leurs grilles.

RTL

Grand changement, le président Rosko s’efface en semaine  et passe le week-end, le samedi soir et le dimanche après-midi. Du coup, la Discothèque de papa d’André Torrent est prolongée jusqu’à 17h30.

Suit Luxembourg non stop, une émission de variétés en public animée par Philippe Bouvard de 17 à 19 heures puis par R. Bouteille jusqu’à 21 heures. Quand à la matinée, de 9 à 12h30, c’est Georges de Caunes qui s’en charge.

Georges de Caunes RTL

 EUROPE I

Gros effort sur l’information de la matinale. Un flash info est diffusé avec cinq minutes d’avance sur le top horaire ou le top de la demi-heure, présenté par Jacques Paoli ou Georges Leroy. L’éditorial est supprimé. Europe Midi est raccourci et les interventions des auditeurs ne se feront plus que le samedi. Le samedi soir, une émission abordera les problèmes politiques et économiques. Euorpe 1 ajoute un flash info à 18h30 dans la semaine.

Europe-Midi sera plus court et les auditeurs y interviendront seulement le samedi. Maurice Biraud perd sa tranche du matin pour se retrouver après 22 heures. Jacques Martin hérite d’une émission le matin. Salut les Copains disparaît de la grille au profit d’une émission animée par Hubert (à partir de 16h30). Une nouvelle émission, Campus, produit par Daniel Filipacchi, s’adresse aux lycéens et étudiants.

FRANCE-INTER

France Inter

A partir du samedi 30 mars, TSF 1968 (l’ancêtre de l’Oreille en coin), réalisée par Jean Garretto et Pierre Codou, est diffusée le samedi de 14 à 19 heures, le dimanche de 9h30 à 12h30 et de 14 à 19 heures avec des  chansons, jeux, sketchs, gags, feuilletons, liaisons avec l’étranger, et stars du moment. Claude Lelouch animer le club Lelouch le dimanche matin de 11 à 12 h.

INTER-VARIETES

Inter-Variétés programme un nouveau magazine mensuel « C’est arrivé le mois prochain » (le mercredi )à 20 h30). Il propose « des séquences rapides, des flashes, les questions des interviewers gommées au maximum, un rythme percutant », annonce l’ORTF.